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SIDA – Taux de discrimination et de stigmatisation très alarmants au Sénégal : 9 % des Personnes vivant avec le Vih ont perdu leur emploi

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SIDA – Taux de discrimination et de stigmatisation très alarmants au Sénégal : 9 % des Personnes vivant avec le Vih ont perdu leur emploi

C’est effarant et inquiétant pour les associations de lutte contre le Vih / Sida au Sénégal. A cause de leur statut, 9 % des Personnes vivant avec le Vih au Sénégal ont perdu leur emploi. Ce chiffre, parmi tant d’autres assez révélateurs de la réalité de la stigmatisation galopante au Sénégal, est tiré d’une étude sur l’indexe de stigmatisation au Sénégal qui sera publiée bientôt.

Les Personnes vivant avec le Vih (Pvvih) au Sénégal continuent de souffrir de la discrimination et de la stigmatisation. Malgré les activités de plaidoyer dans le sens de sensibiliser les Sénégalais sur ces phénomènes qui gangrènent la réponse, la marginalisation des personnes malades va crescendo. A titre illustratif, des études sur l’indexe de stigmatisation au Sénégal, qui vont être publiées incessamment, ont révélé que 9% des Pvvih ont perdu leur emploi ces dernières années du seul fait qu’ils vivent avec la maladie.
Pis, ajoute le secrétaire général du Réseau national des personnes vivant avec le Vih (Rnp+), le taux de stigmatisation de manière générale est de 39% et celui de l’auto-stigmatisation de 70%. Ces derniers se sentent responsables de leur maladie et n’ont plus l’estime de soi au point même de vouloir mettre un terme à leur vie, fait remarquer le secrétaire général du Rnp+, qui a préféré taire son nom pour des raisons dictées justement par la marginalisation des Pvvih au Sénégal. «Ces chiffres sont alarmants, mais cela nous inquiète», a-t-il déploré hier, au cours d’un atelier de formation d’enquêteurs dans le ca­dre de l’étude Gipa communautaire.
Les mêmes études ont également indiqué que 1% des malades ont au moins un enfant dont l’accès à l’école lui est refusé. Sans compter ces autres malades qui ont des difficultés réelles de bénéficier des services de santé. Bref, s’étrangle le secrétaire général du Rnp+, les Personnes vivant avec le Vih au Sénégal vivent un calvaire insoutenable.
Ces études font partie de quatre autres dans le cadre du Program­me de leadership de la réponse au Vih / Sida à travers la responsabilisation (Lta) en anglais. Depuis 2010, en effet, le Rnp+, en partenariat avec Gnp+ (Réseau mondial des personnes vivant avec le Vih/Sida), déroule ce programme dont l’objectif majeur est de con­duire la réponse au Vih / Sida pour réaliser l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien aux Pvvih.
Les quatre autres études de ce projet sont : «L’étude sur le Gipa», «Les droits humains comptent», «Glo­bal criminalisation» et «Droits et santé de la reproduction sexuelle». A propos de l’étude sur le Gipa, qui définit la participation accrue et significative des Pvvih dans la riposte au Vih / Sida, le secrétaire général de Rnp+, indique que c’est un principe qui met en avant leur implication active et importante dans la conception, l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et évaluation de toutes les politiques et tous les programmes, qui affectent directement leur vie. C’est sous ce rapport que trois enquêteurs sont formés pour sillonner le pays afin de rencontrer 35 organisations de Per­sonnes vivant avec le Vih. L’objectif est de voir si ces organisations sont impliquées dans la réponse, notamment sur la prise de décision au niveau local.

alyfall@lequotidien.sn

xibar.net

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