Home Litige foncier de Mbane Sénégal: Le phénomène de l’accaparement des terres persiste toujours dans le nord où les investisseurs étrangers se bousculent

Sénégal: Le phénomène de l’accaparement des terres persiste toujours dans le nord où les investisseurs étrangers se bousculent

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Sénégal: Le phénomène de l’accaparement des terres persiste toujours dans le nord où les investisseurs étrangers se bousculent

« Saint-Louis – recrudescence du phénomène de l’accaparement des terres – Des milliers d’hectares affectés à des investisseurs étrangers sans l’accord des populations », 31 octobre 2018

Le phénomène de l’accaparement des terres perdure dans la région de Saint-Louis où les litiges fonciers sont monnaies courantes. Des litiges qui ont démarré avec l’ex-communauté rurale de Mbane où un contentieux a longtemps opposé les populations locales aux élus locaux. Aujourd’hui, elles sont nombreuses à Saint-Louis les localités qui ont connu le même sort. Après le cas de l’ex-communauté rurale de Mbane…le phénomène de l’accaparement des terres a certes connu un recul de nos jours dans la région de Saint-Louis. Mais elle traîne toujours des séquelles. Il y a eu tout d’abord le cas du projet Senhuile dans la commune de Ross Béthio, plus précisément dans le Ndiael où l’Etat avait affecté au départ quelques 26.000 hectares à des investisseurs étrangers. Quelques années plus tard, ces derniers se sont vus par la suite retirés 16.000 hectares, soit plus de la moitié de cette superficie, après maintes plaintes des populations de cette localité du Ndiael. Il s’en est suivi une série de manifestations de ces populations qui se sont affrontées à maintes reprises aux forces de l’ordre…Il s’y ajoute aussi le cas de deux communes que sont Dodel et Démette…où des investisseurs étrangers notamment des Marocains avaient dernièrement bénéficié d’une superficie de 10.000 hectares…Là également ces investisseurs se sont vus retirer par la suite les 10.000 hectares sur décision présidentielle. Aujourd’hui, le phénomène de l’accaparement des terres est également bel et bien réel dans la commune de Diama, mais aussi dans le Gandiolé où les populations veulent, à tout prix, récupérer les 40 hectares que la commune de Ndiébène Gandiol aurait dernièrement affecté à un projet dénommé Tougou Peulh, initié par des partenaires étrangers.

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