Le Sénat était la chambre haute du Parlement du Sénégal, créé en 1999, supprimé en 2001, rétabli en 2007 et à nouveau supprimé en 2012.

Historique


Le Sénat est mis en place une première fois le 24 janvier 1999, sous le régime du président Abdou Diouf, dans le cadre de sa politique de décentralisation. Il comprend 60 sénateurs, dont 45 sont élus par des membres de l’Assemblée nationale et des représentants des collectivités locales. 12 sont désignés par le président de la République et les 3 autres sont élus par les Sénégalais résidant à l’étranger. Son premier président est Abdoulaye Diack, député-maire de Kaolack. La majorité des partis d’opposition n’approuvent pas cette création et lancent un mot d’ordre de boycott.

Sur les 10 775 suffrages exprimés, le Parti socialiste (PS) recueille 9 840, soit 91,32 %, et obtient 58 sièges. Le Parti africain de l’indépendance (PAI) réunit 609 voix, soit 5,65 %, ce qui lui vaut un siège. Enfin le Parti libéral sénégalais (PLS) doit se contenter de 326 voix, soit 3,03 %, et obtient également un siège.

Puis la chambre haute est supprimée, pour des raisons d’économies, à la suite d’un référendum constitutionnel organisé le 7 janvier 2001, sous la présidence d’Abdoulaye Wade. Ce dernier rétablit la chambre haute en mai 2007.

Fin août 2012, le nouveau président de la République, Macky Sall annonce son intention de supprimer le Sénat, tenu par l’ancien parti au pouvoir, le Parti démocratique sénégalais, pour allouer le budget de la chambre à lutter contre les inondations qui sévissent alors dans le pays. Rejeté par le Sénat le 14 septembre, le projet est approuvé par le Parlement réuni le 19 septembre avec effet immédiat.

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Le Sénat était composé de 100 membres, dont 35 élus au suffrage indirect dans les départements et 65 autres choisis par le président de la République, tous un mandat de cinq ans. Le président du Sénat était élu pour la durée de la législature.

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Pour assurer plus d’équilibre, 80 conseillers sont élus au suffrage universel indirect et 70 sont désignés par le chef de l’Etat parmi les membres de la société civile, les organisations socioprofessionnelles et diverses catégories de la société.

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Le HCCT a pour mission de renforcer la participation active des acteurs territoriaux à la définition, l’instauration et l’évaluation des politiques publiques territoriales. Il élargit les espaces de dialogue, de consultation et de concertation dans le processus de prise de décisions qui engagent la vie des collectivités territoriales pour une meilleure inclusion des citoyens dans l’identification des besoins et des priorités ainsi que dans la conception et la mise en œuvre des politiques de décentralisation.

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LES PRÉSIDENTS DU SÉNAT