Home Les Forces Armées Sénégalaises

LES FORCES ARMÉES

En application de la loi 84-62 du 16 août 1984 complétée par la loi 89-02 du 17 janvier 1989, les Forces Armées comprennent :

au niveau de la Présidence de la République :

un Chef d’État-major particulier du Président de la République (Sénégal)
un Inspecteur Général des Forces Armées (Sénégal)
une maison militaire
au niveau du Ministère des Forces Armées :

les Armées (État Major Général des Armées)
la Gendarmerie Nationale (Haut Commandement de la Gendarmerie Nationale)
les Directions de Services
le Centre directionnel de Dakar
Le Ministre des Forces Armées dispose :

d’un Cabinet
d’organismes rattachés
de Directions de Services rattachées
de l’État Major Général des Armées
du Haut Commandement de la Gendarmerie Nationale
L’État Major Général des Armées est organisé comme suit :

Chef d’État-Major Général des Armées
Sous-Chef d’état-major général des Armées
Sous-Chef Opérations
Sous-Chef Logistique
Sous-Chef Administration
Sous-Chef Ressources Humaines
Commandement de la formation.

L’Etat-Major de l’Armée de Terre est dirigé par un officier général ou supérieur, choisi parmi ceux appartenant à l’Armée de Terre et nommé par décret.

Cet officier prend le titre de Chef d’Etat-Major de l’Armée de Terre.

Le Chef d’Etat-Major de l’Armée de Terre est assisté par un adjoint, officier général ou supérieur nommé par décret.

L’Etat-Major de l’Armée de Terre comprend :

un cabinet ;

une inspection ;

un poste de protection et de sécurité ;

un bureau archives/traditions ;

un Etat-Major composé de six divisions et deux centres regroupés dans trois chaînes et articulés en bureaux :

* la Chaîne Emploi avec :

+ la Division Opérations ;

+ la Division Logistique ;

+ le Centre opérationnel de l’Armée de Terre.

* la Chaîne Ressources humaines avec :

+ la Division Administration du Personnel ;

+ la Division Formation ;

+ le Centre de Documentation de l’Armée de Terre.

* la Chaîne Etudes/Finances avec :

+ la Division Etudes / Planification ;

+ la Division Budget / Finances.

Les chaînes sont dirigées par des officiers supérieurs nommés par décret qui prennent les appellations suivantes :

Adjoint Emploi ;

Adjoint Ressources humaines ;

Adjoint Etudes-Finances.

Ils ont le rang et les avantages des sous chefs de l’Etat-Major général.

Chaque division est dirigée par un officier supérieur nommé par arrêté du Ministre chargé des Forces armées.

L’Etat-Major de l’Armée de l’Air est dirigé par un officier général ou supérieur, choisi parmi ceux appartenant à l’Armée de l’Air et nommé par décret.

Cet officier prend le titre de Chef d’Etat-Major de l’Armée de l’Air.

Le Chef d’Etat-Major de l’Armée de l’Air est assisté par un adjoint, officier général ou supérieur nommé par décret.

L’Etat-Major de l’Armée de l’Air comprend :

un cabinet ;

une inspection technique ;

un poste de protection et de sécurité ;

un conseiller sécurité des vols, suivi des aérodromes et coordonnateur des aéronefs des organismes extérieurs ;

un secrétariat général ;

un bureau archives/traditions ;

un état-major composé de quatre divisions
articulées en bureaux :

* la Division Opérations ;

* la Division Logistique ;

* la Division Ressources humaines ;

* la Division Planification et Finances.

Chaque division est dirigée par un officier supérieur, nommé par arrêté du Ministre chargé des Forces armées.

L’Etat-Major de l’Armée de Mer est dirigé par un officier général ou supérieur, choisi parmi ceux appartenant à l’Armée de Mer et nommé par décret.

Cet officier prend le titre de Chef d’Etat-Major de l’Armée de Mer.

Le Chef d’Etat-Major de l’Armée de Mer est assisté par un adjoint, officier général ou supérieur, nommé par décret.
L’Etat-Major de l’Armée de Mer comprend :

un cabinet ;

une inspection technique ;

un poste de protection et de sécurité ;

un secrétariat général ;

un bureau archives/traditions ;

un état-major composé de quatre divisions articulées en bureaux :

* Division Opérations ;

* Division Logistique ;

* Division Ressources humaines ;

* Division Technique.

Chaque division est dirigée par un officier supérieur nommé par arrêté du Ministre chargé des Forces armées.

Les officiers supérieurs adjoints des Chefs d’Etat-Major d’Armée ont le rang, les prérogatives, et avantages des Sous-Chefs de l’Etat-Major général des Armées.

Chef d’Etat-Major Général des Armées

Dans l’armée sénégalaise, le chef d’État-Major général des armées (CEMGA), assiste le ministre chargé des Forces armées pour l’organisation générale, la mise en condition des forces et la coordination interarmées.

Attributions
Il est chargé de la préparation des plans et des opérations militaires.

Il dispose de :

  • l’État-Major général des armées ;
  • la direction de la Sécurité militaire ;
  • la direction de l’Information et des Relations publiques.

Il exerce directement son autorité sur :

  • le chef d’état-major de l’Armée de terre, et par conséquent sur :
  • le bataillon hors-rang,
  • le bataillon de parachutistes,
  • le bataillon de commandos,
  • le bataillon des blindés,
  • le bataillon d’artillerie,
  • le bataillon du train,
  • le 1er bataillon d’infanterie,
  • le 2e bataillon d’Infanterie,
  • le 3e bataillon d’Infanterie,
  • le 4e bataillon d’Infanterie,
  • le 5e bataillon d’Infanterie,
  • le 6e bataillon d’Infanterie,
  • le 22e bataillon de reconnaissance et d’appui,
  • le 24e bataillon de reconnaissance et d’appui,
  • le 25e bataillon de reconnaissance et d’appui,
  • le 26e bataillon de reconnaissance et d’appui ;
  • le chef d’état-major de la Marine nationale ;
  • le chef d’état-major de l’Armée de l’air.

Les directeurs des directions des services spécialisés mises pour emploi auprès de lui sont :

  • la direction du génie
  • la direction du matériel (DIRMAT)
  • la direction des transmissions (DIRTRANS) ;
  • la direction de l’intendance (DIRINT) ;
  • la direction de la santé des armées (DSA) ;

les commandants des zones militaires :

  • zone militaire 1,
  • zone militaire 2,
  • zone militaire 3,
  • zone militaire 4,
  • zone militaire 5,
  • zone militaire 6,
  • zone militaire 7 ;
  • les commandants des écoles militaires et centres d’instructions.
  • L’État-Major général des armées (EMGA) est l’organe de coordination des états-majors des armées de terre, de mer et de l’air.

L’État-Major général des armées est chargé :

  • de la coordination interarmées ;
  • de veiller à l’aptitude opérationnelle des armées à remplir leur mission ;
  • de l’application des règlements d’emploi et de manœuvre ;
  • de l’instruction et du perfectionnement des personnels d’active et de réserve ;
  • de la gestion et de la formation des personnels.

L’État-Major général des armées comprend des divisions spécialisées articulées en bureaux.

L’État-Major général des armées est dirigé par un officier supérieur ou général, ayant le titre et l’appellation de chef d’État-Major général des armées (CEMGA).

  • Sous-chef d’état-major général des Armées
    Le Chef d’État-Major Général des Armées (CEMGA) de la République du Sénégal, est assisté dans ses attributions par un officier général ou supérieur, ayant le titre de Sous-Chef d’État-Major général des Armées. Il assure la suppléance du chef d’État-Major général des Armées en cas d’absence ou d’empêchement.
  • Le Sous-Chef d’État-Major général des Armées dispose de quatre adjoints qui prennent les appellations suivantes :
  • – Adjoint Opérations qui traite de toutes les questions relatives aux opérations, à l’instruction et au sport ;
    – Adjoint Logistique qui traite de toutes les questions relatives à la gestion et la logistique dans les armées ;
    – Adjoint Administration chargé des affaires ayant trait aux études générales, à l’administration et aux questions budgétaires ;
    – Adjoint Ressources Humaines.
    Chaque adjoint coordonne l’activité de plusieurs divisions.

Le Chef de l’Etat-major particulier du Président de la République est chargé :
– de veiller à la convocation des membres et personnes participant au CNS, en relation avec le Secrétariat particulier du Président de la République ;
– d’établir les procès-verbaux des réunions ;
– de formaliser les instructions et orientations données par le Président de la République à l’occasion des travaux et de les transmettre aux membres ou aux responsables des services concernés ;
– de contrôler l’exécution de ces directives et d’en rendre compte au Président de la République.


Les Anciens EMPART


Commandos de Thiès

Doyenne et noyau des armées sénégalaises, l’Armée de Terre sénégalaise a opéré des mutations continues qui ont fortifié ses capacités d’intervention. Un chef d’état-major de l’armée de terre en assure le commandement. Elle est aujourd’hui constituée d’environ 120 000 soldats.

Régulièrement restructurée et réorganisée de 1960 à nos jours, l’Armée de Terre a conforté au fil des ans son rôle dans la préparation des unités. En raison de la politique étrangère du Sénégal, son armement provient principalement de la France et des États-Unis.

Historique

Fantassin à l’entraînement avec un M16A2 près de Thiès en 2012.

1960 à 1971
création de quelques bataillons et participation à la sécurisation de la frontière Sud dans le cadre de la guerre de libération de la Guinée-Bissau et aux opérations de maintien de la paix au Congo (ONUC).
1972 à 1988
avènement d’un commandement de l’Armée de Terre (COMTER) qui se transformera d’abord en État Major Terre (EMTER) et enfin en État Major de l’Armée de Terre (EMAT)
couverture de l’ensemble du territoire national par des bataillons d’infanterie et de divers corps de troupe
création des Écoles de formations : l’École nationale des Sous-officiers d’active (ENSOA) en 1971, l’École nationale des Officiers d’Active (ENOA) en 1981, et la Division d’Application l’Infanterie (DAI) en 1984 devenue École d’Application d’Infanterie (EAI) en 1990.
participation de l’Armée de Terre à des opérations de maintien de la paix au Tchad, au Zaïre au Sinaï (FINUS), au Liban (FINUL) et en Gambie (FODE KABA II).

1988 à nos jours


Soldats munis du fusil d’assault M4A1 lors d’un exercice en 2018.

montée en puissance des formations
opérations simultanées dans la vallée du Fleuve Sénégal et dans le Sud du pays en 1989.
La montée en puissance de ces formations a permis à l’Armée de Terre de faire la preuve de ses capacités, tant à l’intérieur du territoire qu’à l’extérieur, notamment lors de la Guerre du Golfe (Bouclier et Tempête du Désert), de la guerre civile du Libéria (ECOMOG et MINUL), de la guerre civile du Rwanda (MINUAR et TURQUOISE), de la Centrafrique (MISAB et MINURCA) et de la Guinée-Bissau (GABOU).

Organisation
L’Armée de terre constitue actuellement la composante majeure de l’armée sénégalaise avec plus de la moitié des effectifs (environ 10 000 soldats). Elle est articulée autour d’un état-major avec deux divisions chargées des opérations et de la logistique. Elle s’articule également autour d’unités territoriales comprenant :

des bataillons d’infanterie appuyés par des sections d’artillerie lourdes dont la mission et de veiller aux frontières.
des bataillons de reconnaissance et d’appui (BRA) qui constituent des réserves zonales grâce à leur souplesse, leur mobilité et leur puissance de feu.
Enfin, elle possède plusieurs unités de réserve générale constituant une force d’intervention équipée et armée pour être projetées sur tout point du territoire national.

Zones militaires
Le territoire sénégalais se divise en plusieurs zones militaires distinctes qui délimitent les rayons d’action des différentes unités territoriales. Elles sont au nombre de sept :

  • Zone no 1 – Dakar.
  • Zone no 2 – Saint-Louis.
  • Zone no 3 – Kaolack.
  • Zone no 4 – Tambacounda.
  • Zone no 5 – Ziguinchor.
  • Zone no 6 – Kolda.
  • Zone no 7 – Thiès.

La compétence territoriale des commandements de zone militaire est fixée ainsi:

Imm. des zones
Désignation des zones
Régions administratives correspondantes
Siège des zones
01 Zone militaire no 1 Région de Dakar Dakar
02 Zone militaire no 2 Région de Saint-Louis Saint-Louis
Région de Louga
Région de Matam
03 Zone militaire no 3 Région de Kaolack
Région de Fatick Kaolack
Région de Kaffrine
04 Zone militaire no 4 Région de Tambacounda Tamba
Région de Kédougou
05 Zone militaire no 5 Région de Ziguinchor Ziguinchor
06 Zone militaire no 6 Région de Kolda Kolda
Région de Sédhiou
07 Zone militaire no 7 Région de Thiès Thiès

 

Armements et équipements

Uniforme


Sniper muni d’un FR-F2 lors d’un exercice en 2013

Les forces armées sénégalaises (à l’exception de la Gendarmerie) utilise un camouflage de type Centre-Europe (CE) également utilisé par l’armée française. Cependant, il n’est pas rare d’apercevoir le camouflage de type M81 Woodland, visuellement très ressemblant.

Chefs d’état-major de l’Armée de terre sénégalaise

L’Armée de l’air sénégalaise est une grande formation créée le 1er avril 1961. Elle est la branche aérienne des forces armées du Sénégal. Embryonnaire à ses débuts, elle a été restructurée à partir des années 1980 avec des moyens matériels et humains plus adaptés aux différents enjeux stratégiques du pays.

Missions
Les missions de l’’Armée de l’Air sénégalaise sont :

  • la défense de l’espace aérien sénégalais ;
  • la protection et la défense des zones aéroportuaires ;
  • l’appui des autres forces dans le transport et l’aérolargage de matériels et des hommes,
  • de l’évacuation sanitaire ;
  • de la surveillance et la protection des ressources halieutiques ;
  • de la recherche et le sauvetage des avions et bateaux en perdition.

Organisation
Sa principale base aérienne est la base aérienne 160 Dakar-Ouakam qui a été une base aérienne de l’Armée de l’air française, située dans la partie militaire au sud de l’aéroport international de Dakar-Léopold Sédar Senghor dans la commune de Ouakam, Dakar, au Sénégal, jusqu’à sa fermeture le 31 juillet 20111.

L’Armée de l’Air est organisée ainsi :

  • Un État-Major dénommé EMAIR avec deux divisions : division Opérations et division Logistique ;
  • Un Groupement de Soutien GSAA chargé de l’administration du personnel, du soutien logistique et de la défense des bases
  • Un Groupement Opérationnel GOAA chargé des missions aériennes.
  • Une École EAA chargée de la formation technique et professionnelle du personnel de l’Armée de l’Air.

Groupement Aérien Sénégalais
Le Groupement Aérien Sénégalais (en) est la compagnie aérienne gouvernementale du Sénégal basée à Dakar. Sa base principale est l’aéroport international Léopold-Sédar-Senghor.
Il exploite Airbus A319-100CJ, immatriculé 6V-ONE5,6, acheté à la France le 1er mars 2011 pour la somme de 32 millions d’euros, après une transaction conclue par Karim Wade, ministre d’État, de la Coopération et des Transports du Sénégal et fils du président Abdoulaye Wade. Auparavant il était opéré par l’escadron de transport 60, unité assurant le transport du président de la République française et des autorités gouvernementales. L’appareil, peint aux couleurs du Sénégal, est baptisé la Pointe Sarène8.

Jusqu’en 2012, le groupement exploitait également un Boeing 727-2M1/Adv Super 27-RE (immatriculé 6V-AEF Pointe de Sangomar) acquis en novembre 197610. Il avait été modernisé au début des années 2000 pour plusieurs « dizaines de milliards de FCFA ». En 2007, l’appareil avait été contraint à un atterrissage d’urgence en Espagne après qu’une vitre du cockpit se fut brisée. Depuis, le président Wade louait régulièrement des avions pour ses voyages à l’étranger. Cet appareil avait auparavant été utilisé par les présidents Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf.

Liste des Chefs d’état-major

Grades
Au Sénégal, les grades et appellations de l’Armée de l’air sont ceux de la hiérarchie militaire générale et sont identiques à ceux de l’Armée de terre. En tant qu’ancienne colonie française, le Sénégal a conservé les mêmes grades et appellations que l’Armée de l’air française.

La Marine sénégalaise est la composante navale des forces armées du Sénégal. Sa mission est d’assurer la souveraineté du Sénégal dans sa zone économique exclusive, qui s’étend sur 159 000 km2 le long de 700 km de côtes.

Historique

Marins sénégalais en 2011 lors d’un exercice d’abordage.

Cette marine a été fondé suite à l’indépendance du Sénégal comme une unité de marine placée sous le commandement d’un officier de la coopération française rattachée au 1er Bataillon de l’Armée de Terre. Elle était d’abord implantée dans l’enceinte du chantier de construction et de réparation navale de Dakar tandis que l’état-major fut transféré dans l’arsenal, en face de l’ex-bassin des torpilleurs qui constitue l’actuelle base navale Amiral Faye Gassama qui à ce nom depuis janvier 2007.

Des étapes ont marqué l’évolution de la Marine notamment :

  • 1961 : acquisition du premier patrouilleur côtier rapide dénommé Sénégal.
  • 1975 : la Marine devient une armée indépendante et passe sous commandement sénégalais ; le capitaine de corvette Faye Gassama est nommé Commandant de la Marine.
  • 1982 à 1989 : restructuration de la Marine avec la création de l’État-major, du Groupement de Soutien de la Marine (GSM), du Groupement Naval Opérationnel (GNO) et l’ouverture de la base navale secondaire d’Elinkine.
  • 1997 : création du Groupement de Surveillance Fluvio-Maritime (GSFM).
    Elle collabore étroitement avec le service des douanes et à des accords de coopération avec la marine nationale française. Elle dispose de très modestes moyens de surveillance côtière au cours de xxe siècle ; avec trois vedettes côtières déclassés en 1979, elle dispose en 1985 d’un engin de débarquement d’infanterie et de chars français cédé en 1974 et deux LCM 6 données 1968. Le premier navire de patrouille moderne a été le Fouta commandé au Danemark en 1984.

Ses principaux rôles au dans les premières décennies du xxie siècle est la lutte contre la pêche illégale et la piraterie le long des 700 km de côtes et des 158 861 km2 de la zone économique exclusive du Sénégal. Selon l’État sénégalais, la pêche illégale coûte environ 2 % du PIB du Sénégal chaque année. Elle apporte son soutien dans le conflit en Casamance.

Zone économique exclusive
La République du Sénégal possède une zone économique exclusive qui s’étend sur près de 159 000 km2 le long de 700 km de côtes. En superficie, le territoire maritime du Sénégal est le 85e dans le monde et le 24e en Afrique. Il se divise en trois zones :

  • Zone nord : de la Mauritanie jusqu’à Dakar.
  • Zone centre : de Dakar jusqu’à la Gambie.
  • Zone sud : de la Gambie jusqu’à la Guinée-Bissau.

Missions

Fusilier marin (COFUMACO) de la Marine sénégalaise en 2015.

Les missions de la Marine Nationale s’inscrivent dans le cadre général des missions de défense et de développement confiées aux Forces Armées. Elles peuvent être classées en 4 catégories :

  • Défense maritime du territoire
    Mission à caractère militaire, la défense maritime du territoire a pour but d’affirmer la souveraineté nationale dans les eaux sous juridiction sénégalaise. Elle comprend :
  • la défense du littoral ;
  • la protection des frontières maritimes ;
  • la surveillance du territoire maritime ;
  • et le soutien aux autres composantes des Forces Armées.
  • Défense économique
    Il s’agit de sauvegarder les ressources du domaine maritime par :

    • la surveillance des pêches ;
    • la lutte contre la pollution (hydrocarbures – déchets toxiques) ;
    • la lutte contre la contrebande et le trafic des drogues.
  • Service public
    La mission de service public est assurée sous forme :

    • de recherche, de secours et d’assistance dans une région maritime qui va de la Sierra Leone à la Mauritanie ;
    • de transport au profit des services publics ou privés ;
    • d’évacuation sanitaire.
  • Sécurité de la navigation maritime
    Pour assurer la mission de sécurité de la navigation maritime, la Marine Nationale :

    • est responsable de la diffusion de l’information nautique ;
    • anime un service « Ouvrage – Cartes – Instruments nautiques (OCI) ».

En dehors de ces missions classiques, la Marine nationale assure la représentation du pavillon national en haute mer, sur les rivages et dans les ports étrangers.

Organisation
La Marine Nationale comprend un état-major et trois corps :

Groupement Naval Opérationnel (GNO) : chargé de la mise en œuvre des unités navales qui sont regroupées en flottilles de Patrouilleurs de Haute Mer (PHM), de Bâtiment de Surveillance Côtière (BSC) et de Vedettes Côtières Rapides (VCR) et en groupe de transport (EDIC).
Groupement de Soutien de la Marine (GSM) : chargé d’assurer la sécurité des infrastructures portuaires, l’entretien et la réparation des unités navales, la formation du personnel et le soutien logistique.
Groupement de Surveillance Fluvio-maritime (GSFM) : chargé de la surveillance et de la protection des zones maritimes et fluviales.

Notes :

Après avoir prospecté au Brésil en 2013 pour l’achat d’au moins deux patrouilleurs hauturier puis en 2017 vers le chantier naval indonésien PT PAL23,24, la Marine sénégalaise commande finalement trois patrouilleurs hauturier OPV-58S de 62,2 m25 auprès du constructeur naval français Kership ; ils seront armés de missiles anti-aériens de courte portée Simbad-RC ainsi que de missiles antinavires Marte Mk 2 (Sea Killer (en)). Ces trois nouveaux patrouilleurs devrait remplacer les PR 48 Saint-Louis, Podor et Popenguine.
Le parc naval douanier sénégalais compte, en 2016, 2 vedettes côtière RPB-20 d’origine française depuis 2004 (le Alphonse Baye et le Djiffere) ainsi que 5 vedettes RPB-1228.

Grades
La Marine nationale sénégalaise comprend plusieurs corps d’officiers. En tant qu’ancienne colonie française, le Sénégal a conservé les mêmes grades et appellations que la Marine française. Le tableau suivant présente l’évolution des différents grades de la Marine sénégalaise, en commençant par les militaires du rang jusqu’aux Officiers généraux.


Les Chefs d’état-major de la Marine

Les Zones militaires

Soumis par admin le lun 26/04/2021 – 13:12

Vu la Constitution;
Vu la loi n°70-23 du 06 juin 1970, fixant l’organisation générale de la Défense nationale,modifiée par les lois n°72-92 du29 novembre 1972 et n°82-17 du 23 juillet 1982;
Vu la loi n°84-62 du 16 août 1984, relative à l’organisation générale des Forces armées,modifiée par la loi n°89-02 du 17 janvier 1989;
Vu le décret 76-765 du 21 juillet 1976, fixant l’indemnité allouée aux fonctionnaires et agent de l’Etat occupant certains emplois, modifié;
Vu le décret n°97-637 du 19 juin 1997, fixant l’organisation et les limites des zones;
Vu le décret n°2006-110 16 février 2006, portant organisation du Ministère des Forces Armées;
Vu le décret 2006-111 du 16 février 2006, portant organisation de l’Etat-major général des armées, des états-majors d’armée et des directeurs de service rattachées ;
Vu le décret n° 2009-451 du 30 avril 2009, portant nomination du Premier Ministre;
Vu le décret n° 2009-459 du 07. mai 2009, portant répartition des services de l’Etat et du contrôle des établissements publics, des sociétés nationales et des sociétés à participation publique entre la Présidence de la République, la Primature et les Ministères ;
Vu le décret n°2009-548 du 09 juin 2009, mettant fin aux fonctions d’un Ministre, nommant un nouveau Ministre et fixant la composition du Gouvernement;

Sur le rapport du Ministre d’Etat, Ministre des Forces Armées ;
 D E C R E T  E
Article premier: Le commandement territorial est réparti entre sept zones militaires couvrant chacune une ou plusieurs régions administratives.
Article 2: La compétence territoriale des commandements de zone militaire est fixée ainsi qu’il
Suit :

  • Zone militaire N° 01: Dakar
  • Zone militaire N° 02: Saint louis, Louga et Matam
  • Zone militaire N° 03: Kaolack, Fatik et Kaffrine
  • Zone militaire N° 04: Tambacounda et Kedougou
  • Zone militaire N° 05: Ziguinchor
  • Zone militaire N° 06: Kolda et Sedhiou
  • Zone militaire N° 07: Thies et Diourbel

 

Article 3: Le commandement de la zone militaire est exercé par un officier général ou Supérieur nommé par décret sur proposition du Ministre des Forces Armées.
Il est directement subordonné au Chef d’Etat-major général des Armées.

Article 4: Le commandant de zone militaire est secondé par un officier supérieur adjoint
nommé par décret et ayant rang, prérogatives et avantages d’un chef de chaîne d’état-major d’armée. Il le supplée en cas d’absence.
Il dispose en outre de deux officiers supérieurs chargés respectivement des opérations et de la logistique nommée par arrêté du Ministre des Forces armées; ils ont rang, prérogatives et avantages d’un chef de corps.

Article 5: Le commandant de zone militaire exerce ses attributions dans le cadre des  Dispositions législatives et réglementaires relatives à l’organisation générale de la défense  nationale, dans les limites géographiques relevant de la compétence de sa zone.

Article 6: La mission de la zone militaire est de:

  • défendre l’intégrité du territoire et, en liaison avec les forces de sécurité, garantir
  • la sécurité des personnes et des biens contre toute forme de menace;
  • participer dans les conditions fixées par la loi au maintien et au rétablissement de L’ordre public;
  • assister les populations et soutenir les structures compétentes en cas de sinistre.

Article 7: Le commandant de zone militaire assure le commandement des troupes Implantées dans la zone à l’exclusion des forces de réserve générale ainsi que les bases  Aériennes et navales qui relèvent directement de leurs Armées d’appartenance.
A ce titre, ses attributions s’étendent à toutes les questions concernant
L’instruction et l’emploi des troupes, l’administration intérieure des corps de troupe, la Discipline, l’hygiène, la préparation du travail d’avancement du personnel.

Article 8: Le commandant de zone militaire assure le commandement territorial de la zone.
Ses attributions s’étendent sur toutes les questions relatives à la discipline générale, au service de garnison, au recrutement et à la mobilisation, au contrôle de  l’utilisation des effectifs dans les établissements militaires, à l’organisation détaillée de la  défense de la zone selon les directives données par le Haut Commandement.

Article 9: Les effectifs et les dotations en matériels et équipements de chaque zone militaire  doit fixés par instruction du Ministre des Forces Armées.

Article 10: Un arrêté du Ministre des Forces Armées fixera l’immatriculation des unités. Article 11: Sont abrogées toutes dispositions contraires notamment à celles du décret n°97 637 du 19 juin 1997.

Article 12: Le Ministre des Forces Armées est chargé de l’exécution du présent décret qui sera publié au Journal officiel.

 

Fait à dakar ,le 23 juillet 2009

CEMGA Cheikh Wade

Les Anciens CEMGA