Le premier Congrès des écrivains et artistes noirs en 1956 à Paris

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19-22 SEPTEMBRE 1956
Le premier Congrès des écrivains et artistes noirs s’est tenu à Paris en 1956 à l’initiative d’Alioune Diop et de la revue Présence africaine qu’il avait créée en 1947.

Y participeront Aimé Césaire, Cheikh Anta Diop, Jean Price Mars, Claude Lévy Strauss, Frantz Fanon, Édouard Glissant, Richard Wright, Amadou Hampâté Bâ, Abdoulaye Wade, James Baldwin, Pablo Picasso(dessin de l’affiche officielle), et d’autres personnalités, ainsi que de nombreux étudiants noirs parisiens.

De gauche à droite et de bas en haut:
Ben Enwonwu, Jacques Rabemananjara, Emile Saint-Lo, Alioune Diop, Clara Perez (Mme Jean Price-Mars), Jean Price-Mars, Paul Hazoumé, Léopold Sédar Senghor, Jacques Stephen Alexis, George Lamming, Edouard Andriantsilaniarivo, N.I., N.I., René Depestre, Aimé Césaire, N.I., N.I., N.I., N.I., N.I., N.I., Amadou Hampaté Bâ, Frantz Fanon, Boubou Hama, Louis Achille, Edouard Glissant, Albert Mangonès, Cheikh Anta Diop, Marcelino Dos Santos, Richard Wright, Horace Mann Bond, John Davis, N.I., Assane Seck, Thomas Diop, N.I., Paulin Joachim, Abdoulaye Wade, Mario Pinto De Andrade, N.I., N.I., N.I., N.I., Joachim Pinto De Andrade, N.I., Wilson Tibério, Flavien Ranaivo, François Nsougan Agblemagnon, N.I., Gérard Bissainthe, N.I., N.I., Bernard

Le Congrès avait pour thème central : la crise de la culture. Ainsi, les communications non seulement présentaient les différentes cultures des peuples noirs (la poésie yoruba, la culture peuhle, les « negro-spirituals » l’art plastique en Haïti, etc.), mais analysaient aussi les causes des crises culturelles : la traite négrière atlantique et l’esclavage, le racisme, la colonisation, l’industrialisation et le christianisme. À l’issue des travaux, il a paru indispensable que les écrivains et artistes noirs contribuent à la réhabilitation, la revalorisation et au développement des cultures des peuples noirs afin de les intégrer à l’ensemble de « la culture humaine ». Les congressistes ont par ailleurs estimé que l’épanouissement de la culture était conditionné par la fin du colonialisme, du racisme et de l’exploitation que subissaient les peuples noirs. Ils ont aussi préconisé la reconnaissance d’une pensée noire.