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El Hadj Malick Sy

Sur les fresques qui le représentent, il est tout de blanc vêtu, le pare-soleil au dessus de la tête. El Hadj Malick Sy ou Maodo est né en 1855 à Gaya dans le royaume du Walo, de Ousmane et de Fawade Wélé. Plus tard, il séjournera dans le Djolof et le Sine pour les besoins de ses études.

Son contact avec le Fouta lui permit de découvrir la Tidianya par le biais de nombreux marabouts qui l’initièrent à cette doctrine. Il noua également des relations avec la ville marocaine de Fés où repose Sidi Ahmed Al Tidiani, fondateur de la confrérie.

A l’âge de 34 ans, il se rendit en pèlerinage à La Mecque et à son retour il s’installa d’abord à Saint-Louis puis à Tivaouane en 1902 où il fit construire une grande mosquée avant de faire de cette cité la capitale de la confrérie Tidiane. Sa piété exemplaire, son rayonnement spirituel, sa disponibilité et ses contacts simples et directs avec tous les croyants quelle que soit leur hiérarchie sociale attirent de nombreux disciples venus du Sénégal et d’ailleurs.

La création, à son actif, de nombreuses écoles pour la prise en charge de l’éducation coranique des enfants, favorise l’expansion de la confrérie. Mais l’on retiendra de lui également l’institutionnalisation du Gamou, la célébration de la naissance du prophète, faisant de Tivaouane le point de ralliement de nombreux fidèles.

Vie et Oeuvre de Maodo Malick SY (RTA) Biographie Fils de Sidy Ousmane Sy et de Sokhna Fatoumata Wade Wele, Malick Sy est néà Gaé ( Gaaya en wolof) près de Dagana vers 1847. Sa date de naissance reste incertaine. Eneffet, la tradition orale indiquant que son « entrée dans ce village » eut lieu le 25 février 1855, ilen a été déduit qu’il était né ce jour-làSa lignée paternelle est originaire du Boundou, c’est de là – bas qu’elle essaima vers Souima(dans la commune de Podor actuelle) et le Djoloff. Son père fit une partie de ses études enMauritanie mais s’arrêta également à Gaya pour étudier un ouvrage auprès d’un érudit du nomde Malick Sow. Il y connut une veuve,Fatimata Wade dite Fawade Wéllé et la prit commeépouse. Elle se signalait par sa sainteté et sa sollicitude envers les Talibés (élèves des écolescoraniques) de la contrée. Pour eux, elle était une véritable Ndeyi daara (parent d’élève).ThiernoOusmane Sy devait mourir avant la naissance de Malick Sy, durant un séjour au Djoloff. Il putlaisser cependant en héritage une bibliothèque et comme testament des instructions concernantl’éducation de l’enfant à naître. Il demanda également que le nom de son marabout à Gaya,Thierno Malick Sow fut donné à l’enfant qui naîtrait s’il était garçon. Sa mère et son oncle AlphaMayoro Wéllé ne ménagèrent aucun effort pour l’éducation du jeune Malick. El Hadji Malick écritlui-même dans son ouvrage Ifhâm al munkir al – jâni : « je fus recommandé à ses détenteurs -dessciences islamiques- les plus éminents et les plus compétents par mon oncle maternel… »C’est ainsi qu’après avoir appris le coran qu’il mémorisa tôt, il sillonna le pays de long en large,d’Est en Ouest. Une quête obstinée qui dura vingt – cinq longues années lui permit d’asseoir de