Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul

Né en 1853, celui s’est attribué le titre de Khadim Rassoul (serviteur du prophète) aurait pu être, de par sa descendance, un aristocrate. En effet son père, Mohamed Ibn Abiballah, plus connu sous le nom de Mor Anta Sali, était au service de l’aristocratie princière en tant que juriste conseiller, un imam très respecté des rois et des musulmans.

Bamba se préféra loin des palais et des cours. A ce propos, il dira : « si mon défaut est la renonciation aux vanités des princes, c’est là un précieux vice qui ne me déshonore pas’ ». Admis à l’école coranique, il assimila le Livre saint et d’autres sciences religieuses, notamment la théologie, le droit musulman.

Jusqu’en 1882, il s’occupa de l’enseignement de son père en se consacrant également à la rédaction d’ouvrages. A la mort de son père il devient un guide et fonda la tarikha mouride, c’est-à-dire un ensemble de pratiques cultuelles et de règles basées sur l’imitation du prophète et dont la finalité est le perfectionnement spirituel et l’ardeur au travail. Ce qui explique sans doute le rayonnement économique de ses disciples.

Cheikh Ahmadou Bamba fit cette ascension en un moment où le colonisateur français étendait son emprise sur le pays. Aux administrateurs coloniaux, il opposa non pas une résistance armée, mais une résistance culturelle. Son opposition à l’ordre colonial lui valut une série de déportations, en Mauritanie pendant cinq ans et plus tard au Gabon. Ahmadou Bamba Bâ mourut le 19 juillet 1927 à Diourbel.

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