Affaire Bictogo

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2 milliards de F CFA (18,2 millions d’euros) : c’est le montant qu’aurait versé en guise d’indemnisation l’État sénégalais au patron du groupe Snedaï suite à la résiliation à l’amiable du contrat qui les liait depuis février 2013.

Le gouvernement sénégalais avait scellé avec la société une convention de concession de six ans pour la production de visas biométriques, obligatoires pour l’entrée au Sénégal. Ces derniers n’étaient applicables qu’aux ressortissants des pays qui soumettaient les Sénégalais à la formalité du visa payant. Seulement, en mai 2015, le gouvernement fait machine arrière, la mesure étant considérée comme un obstacle à la relance du secteur touristique au Sénégal, en proie à une crise aiguë.

Le patron de Snedaï affirme avoir préfinancé, via la Banque atlantique Sénégal, les premiers investissements réalisés, soit « plusieurs milliards de F CFA », sans préciser le montant exact. À en croire Adama Bictogo, « toutes les procédures d’indemnisation ont été respectées conformément aux règles en vigueur ».